Rewards for Justice (RFJ) offre une récompense pouvant atteindre 3 millions de dollars et éventuellement une relocalisation pour toute information menant à la perturbation des mécanismes financiers des gangs haïtiens Viv Ansanm et Gran Griff, que le gouvernement américain a désignés comme organisations terroristes étrangères (FTO).
Crée en septembre 2023, Viv Ansanm est une alliance établie par l’union des deux principales factions de gangs d’Haïti opérant à Port-au-Prince, G-9 et G-Pép. En plus de la capitale du pays, Viv Ansanm mène ses activités violentes dans les départements d’Artibonite, Centre et Ouest.
Les membres de Viv Ansanm sont responsables de la campagne de violence en cours, y compris contre le gouvernement d’Haïti, les postes de police, les prisons et le principal aéroport du pays, à Port-au-Prince – terreur organisée qui, entre autres objectifs politiques, a forcé la démission en avril 2024 d’Ariel Henry, alors Premier Ministre d’Haïti. Tristement connu pour son mépris manifeste de la dignité humaine, Viv Ansanm est directement impliqué dans le massacre et le viol collectif de civils haïtiens ainsi que la violence contre des citoyens américains en Haïti. Le gang maintient sa force opérationnelle et sa résilience grâce au recrutement forcé, y compris des enfants. Sa principale source revenu provient de l’extorsion systématique et des enlèvements contre rançon.
Gran Grif, la plus grande organisation criminelle du département d’Artibonite en Haïti, a été créée vers 2016 par l’ancien député haïtien Prophane Victor, qui a armé de jeunes hommes à Petite Rivière, Artibonite pour assurer son contrôle sur la région ainsi que son élection en 2016. Le groupe armé est ensuite devenu le gang Gran Griff.
Depuis 2022, les membres de Gran Griff sont responsables de 80 pourcent des décès civils enregistrés à Artibonite. Gran Griff a attaqué la police nationale haïtienne et la mission de soutien à la sécurité multinationale (MSS) autorisée par l’ONU, y compris dans l’attaque de février 2025 qui coûté la vie à un officier de la mission MSS du Kenya. Les membres de Gran Griff se sont livrés à des enlèvements, des meurtres, des passages à tabac et des viols de femmes et d’enfants, au recrutement forcé d’enfants, à des enlèvements en masse, ainsi qu’au pillage, à l’extorsion, au détournement et au vol de produits agricoles et de bétail. En 2023, l’ONU a accusé Gran Griff de violations des droits de l’homme.
RFJ offre une récompense pour toute information menant à la perturbation des sources de revenus et des principaux mécanismes de facilitation financière de Viv Ansanm et Gran Griff, y compris :
- Entreprises, comptes bancaires ou investissements détenus ou contrôlés par Viv Ansanm, Gran Grif ou leurs financiers
- Contributions financières de donateurs et de facilitateurs financiers à ces groupes terroristes
- Opérations importantes effectuées par des institutions financières et des bureaux de change bénéficiant à l’un ou l’autre de ces groupes
- Sociétés écrans liées à ces groupes ou engagées dans des transactions financières en leur nom
- Des complots criminels, tels que les enlèvements contre rançon, impliquant des membres de Viv Ansanm et de Gran Griff et des partisans qui profitent financièrement à l’organisation
- Transferts de fonds, d’armes, de munitions et de drones par ou vers ces groupes et leurs agents
En mai 2025, le Département d’État a désigné Viv Ansanm et Gran Griff comme FTO en vertu de l’article 219 de la Loi sur l’immigration et la nationalité et comme terroristes mondiaux spécialement désignés (SDGT) en vertu de l’article 1 b) du décret exécutif (E.O.) 13224.
En conséquence de ces désignations, tous les biens et intérêts sur les biens de Viv Ansanm et Gran Griff, se trouvant aux États-Unis ou sous possession ou contrôle d’une personne américaine, sont bloqués. De façon générale, il est interdit aux citoyens américains de traiter des affaires avec Viv Ansanm et Gran Griff. De plus, fournir sciemment, ou tenter ou conspirer pour fournir un soutien matériel ou des ressources à ces organisations constitue un acte criminel. Toute personne, y compris les citoyens américains, qui effectue certaines transactions ou activités avec ces entités peut s’exposer à des risques de sanctions en vertu des lois antiterroristes.
